coupet dit tout!

Grégory Coupet donne sa première interview depuis la coupe du monde. Il nous fait part de sa déception et de sa "rage". N'éludant aucune question, il revient sur son départ de Tignes et les difficultés qu'il a éprouvées à s'extérioriser et à profiter pleinement du parcours des Bleus.



Dans l'Equipe magazine de samedi on peut lire « on m'a fait beaucoup de mal ». Qu'est ce qui vous a fait du mal ?
Ce qui m'a fait du mal, c'est de ne pas être titulaire et de vivre cette aventure extraordinaire mais de rester tout en étant malheureux. C'est pour cela que je n'ai pas parlé à la presse. C'est difficile d'expliquer l'inexplicable. J'ai vécu deux mois de folie.

Qu'est-ce qui est inexplicable ? Est-ce d'être le meilleur gardien de Ligue 1 depuis des années et de ne pas être titulaire ?
Oui. C'est cela. C'est le fait de vivre une compétition extraordinaire mais sans parvenir à être heureux. Ce fut un mois et demi difficile .Tous les entraînements devenaient des sinécures, toutes les réunions étaient très longues.
Si je devais choisir un mot pour qualifier ma situation, je dirais l'injustice.
J'étais complètement « à la ramasse ». A l'entraînement j'étais pitoyable comme je ne l'ai jamais été. Ce fut une découverte pour moi. J'ai découvert que j'avais besoin de la compétition. Je ressemblais à un mec en fin de carrière.

En sortez-vous grandi ?
Seule la suite le dira.

Comment avez-vous appris que vous ne seriez pas titulaire?
Après le séjour à Saint-Tropez mais je le savais déjà car le Parisien l'avait annoncé dès le lundi. Lorsque j'ai vu les têtes de Raymond Domenech et Bruno Martini, j'ai compris. Par la suite, je tenais tout particulièrement à réussir le dernier match de championnat contre Le Mans.

Avant le choix du sélectionneur, vous aviez dit que vous ne saviez pas comment vous alliez réagir si vous n'étiez pas choisi numéro 1...
Tout à fait. C'était une inconnue pour moi. Je m'interdisais de penser que je pouvais être numéro 2. L'imaginer pouvait même m'empêcher de dormir. Dans le cas contraire, j??aurais pu lâcher bien plus tôt durant la saison.

En avez-vous voulu au sélectionneur ?
Bien entendu, j'en ai voulu à Raymond Domenech comme à la terre entière. J'ai détesté tout le monde du football. Il sait qu'il m'a fait du mal et que je lui en veux mais par la suite, j'ai été respectueux du groupe. Je n'ai pas boycotté l'équipe. Je n'ai pas pris la moindre amende. J'ai été respectueux des règles même si j'ai « galéré ». En tout cas, les autres joueurs ont été supers avec moi. Ils ont tous fait preuve de sympathie envers moi.

Vous a-t-il fait miroiter une place de numéro 1 durant la saison ?
Il n'a pas eu à le faire. J'ai été appelé lorsque Fabien (Barthez) a été suspendu. J'ai fait mes matchs tant avec l'équipe de France qu'avec mon club. Je suis peut-être naïf mais je suis quelqu'un qui croit aux valeurs du terrain.

Pensez-vous que c'était joué d'avance ?
Je ne sais pas. J'aimerais bien entendu le savoir. On le saura peut-être dans 10 ans. Je suis comme vous, je lis la presse. Quant à savoir si Zidane faisait l'équipe, je n'y crois pas une seconde. En tout cas, qu'il y ait une solidarité entre les anciens joueurs est tout à fait normal.

Avez-vous pleuré ?
Non, c'était plutôt de la rage.

Revenons à cet épisode lors duquel vous quittez Tignes. Quelles en furent les causes ?
Il s'agit d'une accumulation de choses. J'ai tout connu en équipe de France : la place de numéro 3, de numéro 2. On m'a demandé beaucoup tant sous Roger Lemerre que sous Jacques Santini. Malgré tout, j'ai continué. J'étais numéro 3 à la coupe du monde puis numéro 2 à l'Euro. Je fais une superbe saison, Fabien était suspendu. J'espérais être titulaire lors de la coupe du monde ...

Lors de votre départ, qui vous appelle ?
Ma mère.

Vous avez dit que vous aviez eu le président Jean-Michel Aulas un peu plus tard...
Tout à fait. Je l'ai eu au téléphone un peu plus tard. Je dois dire que je lui suis redevable. J'ai un président attentionné, qui a été extraordinaire avec moi.

En voulez- vous à Fabien Barthez ?
Jamais. J'ai beaucoup de respect pour Fabien. Il n'y a aucun problème entre nous même si ce ne fut pas facile à accepter qu'il ne fasse pas l'ascension et qu'il puisse faire un entraînement normalement le lendemain. Mais je le répète : j'ai déjà été le numéro 2 derrière Fabien et il n'y a jamais eu de souci entre nous. Certains ont l'impression que le fait d'avoir été en concurrence durant toute la saison en aurait créés. Ce n'est pas le cas.

Avez-vous pensé arrêter ?
J'y ai pensé mais ma raison m'a dicté de continuer. J'aime trop cela. J'ai trop faim. Le jour où j'arrêterai, ce sera douloureux.

Face au Brésil, vous sembliez heureux sur la pelouse...
J'étais content de revoir Cris. On avait dit depuis longtemps qu'on échangerait nos maillots. Je ne voulais pas aller avec les autres mais Cris m'a demandé d'y aller. Je ne voulais pas revendiquer quelque chose qui ne m'appartenait pas. J'ai toutefois appris beaucoup de cette situation, sur la vie du remplaçant. Dans mon cas c'était encore plus particulier. Mais ce n'est pas par hasard que j'ai vécu ce moment là avec Cris. Il s'agit d'un joueur de l'OL. L'OL, c'est ma bouffée d'oxygène. C'est l'endroit où je suis le plus heureux. Où j'ai vécu mes plus belles émotions jusqu'à présent.

Au début de la compétition, l'équipe de France avait du mal...
Oui au début on "galérait". Nous n'avions pas beaucoup de raisons d'être optimistes. Mais c'est souvent dans l'adversité qu'on y arrive. On avait peut-être besoin de cette trouille pour se transcender et avancer.

Attendiez-vous une « boulette » de Fabien ?
Non c'est contre mon éducation. C'est pourquoi ma situation était très contrariante. J'étais heureux pour le groupe mais je ne parvenais pas à m'extérioriser.

Vous avez jusque là refusé de vous exprimer sur l'attitude de Zinédine Zidane. Pouvez-vous nous dire ce soir ce que vous en pensez ?
La première chose qui me rend triste c'est que Materrazzi ne respecte pas Zidane. Un tel joueur fait grandir ceux qui sont autour de lui. Je n'ai pas compris comment on pouvait insulter un tel joueur.

Vous regardez désormais vers le championnat d'Europe ?
L'objectif premier était la coupe du monde. Maintenant le Championnat d'Europe peut en devenir un. Si le sélectionneur estime qu'il a besoin de moi et que je peux rendre service je viendrai. Je bosse comme un dingue. Je suis professionnel jusqu'au bout des doigts. Il n'y a aucun souci. Il faudra me virer pour que je n'aille pas en équipe de France. Mais si je ne suis pas bon, je dégagerai. Si le sélectionneur condidère que je ne peux plus rendre service et qu'il l'explique, il n'y aura aucun souci. Les choses peuvent se passer extrêmement simplement lorsque tu es franc. C'est mon principe de vie. S'il y a une chose évidente dans le football, c'est que si Greg Coupet doit dégager, ce sera facile.

La coupe du monde dans 4 ans, vous y pensez ?
Cela fait loin 4 ans de plus. Pour l'instant je suis au top mais dans 4 ans... Il va falloir que je digère avant tout cette déception car à l'heure actuelle elle n'est toujours pas digérée. Je ne peux pas oublier si facilement une coupe du monde car il s'agit de quelque chose d'« énorme ». Cela m'a un peu coupé ma joie. Je serai toujours fier d'aller en équipe de France mais plus aussi heureux.

Imaginez-vous pouvoir retourner en bleu sans être numéro 1 ?
Bien sûr que non. Le fait même que vous me posiez la question m'étonne mais il est évident qu'on peut s'attendre à tout. J'étais prêt pour la coupe du monde mais je dois désormais repartir et travailler de nouveau.



BV avec OLTV
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# Posté le mardi 08 août 2006 05:39

club de la premiere journée de L1

club de la premiere journée de L1
LYON!! et oui les quintuple champion de france on réussi a battre nantes avec 9 titulaires en MOIN!!incroyable!

un bravo egalement à lorient qui a battu paris a paris!!!!
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# Posté le mardi 08 août 2006 05:35

Ricardo "Plus de confience"

Ricardo "Plus de confience"
Face à Toulouse (2-0), samedi, Ricardo a trouvé son équipe inchangée mais bonifiée par la confiance accumulée la saison dernière. S'il a noté du mieux dans l'animation offensive, le manager de Bordeaux estime toutefois que les Girondins sont en retard dans leur recrutement.

RICARDO, une équipe inchangée sur la feuille de match par rapport à la saison dernière, c'est finalement un plus ?

R. : C'est vrai que cette même équipe a fait toute l'année dernière, et l'année d'avant aussi, en fait cela fait presque deux saisons maintenant qu'ils jouent ensemble, si l'on excepte Fernando arrivé l'an dernier. Cela fait la différence en début de saison contre une équipe toulousaine qui a connu un changement d'entraîneur, un changement de dynamique. Même si ce match, face à une équipe puissante, costaud, a demandé beaucoup de dépense physique. Mais on a bien travaillé pendant six semaines. L'équipe n'est pas vraiment en forme, mais elle est bien, même si on est loin de notre meilleure condition physique.

On a senti un surcroît offensif par rapport à bien des prestations de 2005-2006 ?

R. : C'est vrai que l'équipe a su être dangereuse, a bien écarté le jeu en première mi-temps. Cela faisait un moment qu'on n'avait pas eu autant d'occasions. Ce n'était pas des 1 contre 1 avec le gardien, mais le ballon était tout proche du but toulousain, et en 2e mi-temps, on est monté encore. Normalement en début de saison on a tendance à jouer très bas, on défend trop, mais là on a su gérer et continuer à être offensifs sans se mettre en danger. C'est parce que l'équipe a beaucoup plus de confiance aujourd'hui qu'elle en avait au mois d'août l'an dernier. La confiance c'est bien, et si l'on ajoute l'effort, la générosité, c'est très bien. La différence, aussi, c'est que nous avons une très bonne nouvelle pelouse.

Avec ce bon début et Micoud bientôt de retour de suspension, l'équipe a-t-elle besoin de renforts ?

R. : Le plus important c'était de garder la majorité des joueurs, la deuxième chose c'est de renforcer cette équipe avec deux-trois joueurs : je tenais le même discours à la fin mai. Avec Micoud, il nous manque encore deux joueurs. Nous avons du retard (dans le recrutement) mais on va essayer de le rattraper jusqu'au 31 août. Ce n'est pas embêtant, car de toutes façons nous n'avons pas les moyens qu'ont la majorité des clubs européens. Nous, on doit bien travailler avec nos moyens, tirer le maximum de budjet disponible!
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# Posté le mardi 08 août 2006 05:32

puel"etre plus constant"

puel"etre plus constant"
Claude Puel est satisfait par la victoire de Lille à Rennes (2-1) lors de la 1ère journée. Mais l'entraîneur estime que le LOSC devra être "plus constant" à l'avenir, notamment mercredi lors du 3e tour préliminaire aller de la Ligue des champions contre les Macédoniens de Rabotnicki Skopje.

CLAUDE PUEL, c'est un bon début...

C.P. : Je suis satisfait, c'est de bon augure de prendre les trois points à Rennes pour commencer. Mais tout n'était pas parfait. On a été cycliques, avec des périodes où on a monopolisé le ballon, où on a affiché notre supériorité face à Rennes, puis des périodes où on a perdu trop vite le ballon. Mais heureusement, on a corrigé. On a su resserrer notre garde et en fin de match on aurait même encore pu marquer. J'espère qu'on va monter en puissance.

Que faut-il améliorer ?

C.P. : On n'a pas été constants. On a laissé Rennes revenir. Il faudra être plus constant, notamment mercredi (lors du 3e tour préliminaire aller de la Ligue des Champions face à Rabotnicki, ndlr). Il faut toujours être exigeant. Après vingt premières très bonnes minutes on s'est relâchés, on a produit un jeu moins simple. Ceux qui sont entrés en cours de jeu on montré de la solidarité. Ca nous a permis d'avoir une meilleure assise. C'est important de pouvoir compter sur tout le groupe.

Comment voyez-vous le match de mercredi ?

C.P. : C'est une autre compétition. Mais il faudra être présent. Sans oublier qu'il y aura match retour là-bas. Alors il faudra bien négocier le premier match, chez nous. Maintenant, il faut bien récupérer -car le temps était lourd cet après-midi- et commencer à penser à ce match.

Que pensez-vous du penalty contre vous ?

C.P. : Il est sévère je dirais. Mais je suis assez loin à ce moment, on reverra les images. En tout cas, ça a relancé Rennes. Mais c'est bien de ne pas s'être affolé.
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# Posté le mardi 08 août 2006 05:30

PSG le coup de panne!!!

PSG le coup de panne!!!
Le PSG a connu une drôle de première, samedi au Parc des Princes. Battu par Lorient (2-3), le club de la capitale a vécu une soirée cauchemardesque. Après avoir mené au score deux fois, les hommes de Guy Lacombe ont été repris et vaincus. Paris a déjà du pain sur la planche.

Samedi au Parc des Princes, le principal destinataire des sifflets des supporters du PSG n'était sans doute pas celui qui les méritait le plus. Auteur d'un doublé et sorti la tête haute, le néo-Lorientais Fabrice Fiorèse aurait presque mérité une ovation compte tenu de sa prestation. Tout le contraire du Paris Saint-Germain. Attendu et porteur de nombreux espoirs, le club de la capitale avait l'occasion de commencer sa saison du renouveau du bon pied en s'offrant le scalp d'un modeste promu. A l'arrivée, les hommes de Guy Lacombe ont pris trois buts dans la musette et récolté zéro point. Le cauchemar.

"Je ne suis pas content de la première période. Il n'est pas normal que cela fasse 2-1. On a gâché trop d'occasions , regrette l'entraîneur du PSG. C'est un avertissement. Je suis déçu du manque d'investissement de la part de certains joueurs. On retombe dans des travers que l'on avait l'an passé. Il faut jouer en équipe et on ne l'a pas suffisamment fait." C'est d'autant plus regrettable que le Paris Saint-Germain a mené deux fois au score face à Lorient et a même eu l'opportunité d'alourdir la marque sur des occasions franches de Kalou et de Frau. Malheureusement pour le PSG, Audard puis la barre transversale sont venus mettre à mal les tentatives franciliennes.

"Jouer en équipe"

L'impression laissée dimanche dernier lors du dernier Trophée des Champions était pourtant bonne. A Lyon, Paris avait ressemblé à une équipe solidaire et n'était incliné qu'aux tirs au but, après avoir mené à la marque. Hier, patatras, tout s'est effondré. La raison ? Elle est simple : "Il faut jouer en équipe et on ne l'a pas suffisamment fait, analyse Lacombe. Le groupe était peut-être perturbé par la préparation mais il y avait la place pour bien jouer et se mettre à l'abri face à cette équipe de Lorient. On ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes. Il y a des manques il va falloir les pallier." Les retours de Pedro Pauleta (qui est entré à la 72e minute) et de Vikash Dhorasoo pourraient donner un coup de main à une équipe qui a bien besoin de leaders.

Arrivés à l'intersaison et alignés d'entrée face à Lorient, Mickaël Landreau et Pierre-Alain Frau ont connu un drôle de baptême du feu et déjà goûté au PSG dans toute sa splendeur. L'ancien Nantais et l'ex-Lyonnais n'ont pourtant pas été ridicules. Si Landreau a pris trois buts pour sa première au Parc, il peut en vouloir à sa défense qui l'a quelque peu laissé tomber. Et à la réussite des Merlus. "Saïfi met un but de folie, a expliqué Landreau. Le deuxième arrive après plusieurs contres. J'imaginais une première différente de celle-ci mais l'important est que l'équipe reste solidaire, parce que l'on est dans un club où on ne nous donne pas le droit à l'erreur."

Quant à PAF, l'attaquant a marqué et touché du bois. Ce n'est pas de son côté qu'il faut chercher les carences parisiennes. Mais lui aussi est en colère. "Vu le déroulement du match, on n'a pas le droit de le perdre, affirme Frau. On mène deux fois au score et on perd devant notre public, c'est impardonnable. On doit être capable de garder un résultat. C'est quand même plus facile de défendre que d'attaquer." Après ce revers initial, les vainqueurs de la Coupe de France 2006 ont une semaine pour se reprendre et présenter un visage plus avenant du côté de Valenciennes, samedi prochain. Le bourreau du PSG, Fabrice Fiorèse, suivra de près l'évolution de ce Paris Saint-Germain en qui il a toujours confiance. "Il faut laisser du temps à cette équipe, une chose rare à Paris, et on devrait les retrouver dans le trio de tête." Pas rancunier "Fio"...
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# Posté le mardi 08 août 2006 05:26